Cabinet dentaire des Drs MANGEZ, CANON, KAZDAR & GUILLOIS
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Greffe osseuse et remplacement d’une incisive

Présentation du cas

La mise en place d’un implant unitaire dans le secteur antérieur reste un défi. Les exigences esthétiques du patient sont très importantes et le clinicien doit gérer de nombreux facteurs de risque propres à cette région. Le résultat esthétique sera optimal si l’implant a été placé en bonne position et si le contour des tissus durs et mous est correct . Après l’extraction de la dent, la résorption peut être très importante et l’on peut être amené à reconstruire les tissus perdus. Afin d’éviter l’importante morbidité des greffes d’os autogène, nous avons maintenant à notre disposition des matériaux de substitution . Le cas présenté dans cet article décrit le remplacement d’une incisive centrale au moyen d’un implant ostéointégré après reconstitution tridimensionnelle du site fortement résorbé.

Résolution du cas

La situation clinique exposée dans cet article met en jeu les possibilités actuelles des aménagements tissulaires nécessités par une suite d’événements ayant conduit à des déficits tissulaires importants qui interdisaient la pose d’implants dans des conditions esthétiques et fonctionnelles satisfaisantes. Les étapes cliniques présentées sont nettement séparées par des intervalles de temps nécessaires à la maturation des tissus manipulés au cours des multiples interventions :

  •  première étape, extraction de la dent condamnée ;
  •  deuxième étape, aménagement osseux ;
  •  troisième étape, insertion de l’implant ;
  •  quatrième étape, aménagement des tissus mous à l’aide de tissu conjonctif prélevé au palais ;
  •  cinquième étape, connexion d’un pilier et d’une coiffe temporaire ;
  •  sixième étape, réalisation de la prothèse d’usage.

1- EXTRACTION DE LA DENT ET RÉALISATION D’UNE PROTHÈSE PROVISOIRE

Une extraction atraumatique de la 11ème dent est réalisée

Un curetage minutieux de l’alvéole est effectué ; la table osseuse et la gencive ont complètement disparu en face vestibulaire.

Un bridge provisoire est immédiatement collé sur les dents adjacentes.

 

3- RÉALISATION DE LA PHASE DE RECONSTRUCTION OSSEUSE

Un lambeau muco-périosté est alors réalisé ; afin de limiter les cicatrices, une seule incision de décharge est effectuée au niveau de la canine du même côté.

À l’aide d’une fraise boule, des perforations de la table osseuse résiduelle sont réalisées afin d’apporter une vascularisation au futur greffon.

Une lame d’os cortical d’origine porcine est imprégnée de sérum physiologique pendant le temps de préparation du site receveur.

Noter la réalisation d’un gabarit permettant la découpe de la membrane à la forme désirée. 

La lame osseuse est ensuite fixée à distance de la paroi osseuse résiduelle à l’aide d’une vis d’ostéosynthèse.

L’espace ménagé sous la membrane est ensuite comblé avec des particules d’hydroxyapatite.

Le site greffé est ensuite recouvert d’une membrane collagénique résorbable.

Le site est refermé avec des sutures discontinues après avoir préalablement réalisé des incisions périostées en fond de vestibule afin qu’il n’y ait pas de tension sur les lambeaux. Le bridge provisoire est ensuite recollé.

5- INSERTION DE L’IMPLANT DANS L’OS RECONSTRUIT

Quatre mois plus tard, l’implant est posé. Noter le saignement abondant signifiant la vitalité du site osseux reconstruit.

Une micro-incision a été réalisée en situation vestibulaire afin de déposer la vis d’ostéosynthèse.

6 – RÉAMÉNAGEMENT SECONDAIRE DES TISSUS MOUS

Quatre mois plus tard, après avoir désépithélialisé la gencive, un fragment de tissu conjonctif prélevé au palais est glissé en position vestibulaire.

 

Cas du Dr Patrick Mangez

Article rédigé par le praticien le 18/01/2019